Mittal à Liège : Full Métal Racket

Article paru (sous un titre modifié) dans le Monde Diplomatique de septembre 2012

 

Mittal à Liège : Full Métal Racket

Par OLIVIER BAILLY *

* Journaliste, Bruxelles.

 

 

Un mercredi d’octobre sur la place de la municipalité de Seraing, en plein bassin sidérurgique liégeois. Des milliers de personnes ont répondu à l’appel d’un front commun syndical invitant la population à se rassembler à 10 heures du matin. Il est 10h40 et des sympathisants arrivent encore, tentant de relier une foule maintenant compacte. Elle scande « Tous ensemble ! Tous ensemble ! », un chant qui résonne volontiers dans le stade du Standard de Liège, posté non loin de là, à quelques mètres d’un haut fourneau d’Arcelor Mittal. Fourneau qui ce jour-là, est à l’arrêt. Définitivement.

 

Dix jours avant cette manifestation, le sidérurgiste ArcelorMittal avait annoncé la fin de la phase à chaud[1] liégeoise. Près de 600 emplois menacés et à terme peiut-être, la fermeture de la phase à froid. Soit la mort de l’acier liégeois, présent depuis près de 200 ans dans la région.

Casquette « Robert » vissée sur la tête, Robert Rouzeeuw, président de la sidérurgie Liégeoise FGTB (Fédération Générale du Travail de Belgique), multiplie les accolades. Il y a des gars de France, d’Allemagne, de Grande Bretagne. Un combat commence. « Nous sommes déjà victimes, on n’a plus rien à perdre. On n’a plus d’hésitations. Il y a eu une onde de choc à l’annonce mais on est vite retombé sur nos pattes. On est dans le couloir de la mort. »

De militants de la société Interbrew (brasserie) l’alpaguent : « appelle-nous, même la nuit. Cela nous concerne tous. On est très sensible à tout cela ». Les troupes se resserrent. « Le vent tourne » sent Robert. Le succès du rassemblement rassure. La base n’était pas très contente de l’approche syndicale par rapport aux patrons d’ArcelorMittal. Les syndicats avaient joué la temporisation, amorti les hésitations, vendu les exigences de compétitivité, ménagé la direction indienne qui surfait toujours sur son statut de « sauveur ».

Car cinq ans auparavant, tout le monde en Belgique, syndicats, travailleurs, et politiques, avait accueilli le groupe Mittal comme le Messie du métal. En rachetant le groupe sidérurgique Arcelor via une OPA hostile, la multinationale devenait en juin 2006 le quatrième propriétaire[2] des moyens de production sidérurgiques liégeois en moins de dix ans. Surtout, ce passage de main signifiait l’espoir de redémarrage pour la phase à chaud, à l’arrêt  depuis trois ans[3].

Mieux, le patron Lakshmi Mittal arrivait auréolé du statut de « businessman » planétaire. Son CV transpire la ‘success story’. Homme le plus riche de Grande Bretagne, alors 5e plus grosse fortune au monde[4], Lakshmi Mittal est le roi de l’acier. Son groupe MittalSteel en est le premier producteur mondial. Sa fortune personnelle avoisine alors les 30 milliards de dollars. Deux ans auparavant, l’homme vient d’offrir à sa fille Vanisha le mariage le plus coûteux jamais organisé, 54 millions de dollars pour un millier d’invités pendant cinq jours au château de Versailles. Bref, une star débarque en bord de Meuse. Liège croit accueillir un industriel, il va découvrir un financier.

Pendant cinq ans, le sidérurgiste allumera et éteindra les hauts fourneaux liégeois, transformés en bougies malmenées par le souffle court de la conjoncture mondiale de l’acier.

Le 14 octobre 2011, ArcelorMittal, invoquant une situation déplorable du marché et un écart de compétitivité défavorable à Liège, arrête les atermoiements et annonce la fermeture définitive de la sidérurgie à chaud liégeoise. Il s’agit pourtant moins d’un marché qui s’effondre que d’une multinationale qui entend maximiser ses profits. Comment ? En concentrant ses moyens de production sur quelques sites et en se tournant vers l’achat de mines, activité jugée plus rentable. Pourtant, Liège gagne de l’argent, mais moins que les autres sites sidérurgiques européens d’ArcelorMittal. Les bénéfices de Liège alimenteront la réorientation stratégique du groupe. Un véritable racket pour tous les acteurs liégeois du dossier, dépossédés de leur outil sidérurgique. ArcelorMittal est pourtant loin d’être financièrement aux abois. En 2011, le groupe engrange 2,3 milliards de dollars de bénéfice. Malgré des ventes en baisse, il augmente de 8% son chiffre d’affaires et ses revenus sont en progression de 20% (94 milliards de dollars). En 2010, ArcelorMittal avait enregistré un bénéfice net de 2,9 milliards de dollars (et 118 millions en 2009).

Désabusé, Robert Rouzzeuw constate les dégâts : « Avant, on faisait grève, maintenant c’est le patron qui arrête l’outil. Les combats changent. » A partir d’octobre 2011 s’ouvre la phase  « information et consultation » de la procédure Renault[5].

Très rapidement, les syndicats sont persuadés que la production d’acier est viable en bassin liégeois. Avec ou de préférence sans Mittal. Dès le 13 octobre 2011, Nico Cué, le patron du syndicat FGTB des métallos pour la fédération Wallonie-Bruxelles, déclare sur les ondes de Bel RTL : « On ne fermera pas, il faut absolument trouver quelqu’un d’autre. Il faut couper le cordon ombilical avec Mittal. »

Le temps des rapports

Le 3 novembre 2011, sous l’égide de la SOGEPA (Société wallonne de gestion et de participations des entreprises, organisme parastatal de la Région wallonne), experts et pouvoirs publics se réunissent pour commander deux rapports sur la pertinence ou non d’un maintien d’une sidérurgie intégrée à Liège. Les deux sociétés choisies sont Syndex et Laplace Conseil. Cette dernière, dirigée de Paris par le Liégeois Marcel Genet, est reconnue et appréciée pour son expertise en la matière depuis trente ans.

José Verdin, expert pour les syndicats, se souvient très bien de cette réunion : « Marcel Genet a dit quelques mots sur la façon dont il envisageait le travail. Puis il a projeté sur le mur deux photos avec des banderoles affichant les slogans : « Cockerill appartient au Liégeois, Cockerill appartient aux travailleurs ». Et Marcel Genet a commenté : « la vérité, elle est là. » »

Le patron de Laplace Conseil corrige : « j’ai dit : « pour en faire quoi ? » ».

Ce qui paraît un détail de perception se concrétisera moins de trois mois plus tard. Le vendredi 17 janvier 2012. José Verdin y découvre le rapport de Laplace Conseil. Il écoute la présentation qui l’inquiète. Machinalement, il compulse le document jusque la page 33 et lit : « En synthèse, les Liégeois ont été trop têtus, trop querelleurs, trop divisés, trop conservateurs et, en fin de compte, trop bêtes pour sauver leur héritage sidérurgique du naufrage ». Ulcéré, l’expert des syndicats prend la porte.

Personne n’échappe aux fourches caudines du conseiller. Laplace Conseil reporte le déclin de la sidérurgie liégeoise sur l’absence de vision et une histoire de mauvais choix étalés sur trente ans. Syndicalistes, mais aussi responsables politiques locaux, ingénieurs, dirigeants industriels y prennent pour leur grade[6]. Une fusillade de premier plan qui débouche sur une mise au ban du document. Jugé peu professionnel, le rapport vole à la poubelle.

Il est pourtant dommage que ce rapport ait été réduit à ces phrases maladroites du conseiller, car plusieurs éléments méritaient qu’on s’y attarde. Ainsi, les arguments de Mittal pour fermer le site liégeois y sont minutieusement démontés, la compétitivité du site de Liège y est prouvée et la phase à froid se trouve un avenir. Par contre, la phase à chaud est condamnée. Le consultant estime à un milliard d’euros la somme nécessaire pour relancer une sidérurgie à chaud compétitive. A en croire Laplace, aucun investisseur privé ne prendra le risque. Rideau ?

Le rapport Syndex, débouchant trois mois plus tard, complète le propos. Fait important, il relance l’espoir d’un avenir pour la phase à chaud, avec la possibilité d’une sidérurgie ciblée sur des aciers intelligents. Construits sur des logiques de co-gestion, des sites nordiques, allemands, sont cités en exemple. Les investissements oscilleraient entre 300 et 800 millions d’euros, transition bas carbone comprise.

Les syndicats s’engouffrent dans la brèche et propose un mois plus tard  leur alternative dans un document fouillé: une sidérurgie intégrée, sans Mittal, produisant un acier à haute valeur ajoutée. Une société patrimoniale serait créée avec comme membre les divers niveaux de pouvoirs publics. Elle détiendrait les installations et équipements. A côté de cette structure, une société de gestion organiserait la production et la vente de l’acier. La présence des pouvoirs publics assureraient un projet à long terme, basée sur une rentabilité modeste mais constante.

Reste que la reprise des outils de production tant souhaitée ne se fera pas en un claquement de doigts : des investissements pour réduire l’impact environnemental doivent être effectuées, une nouvelle centrale électrique doit être construite , une équipe managériale doit être formée, etc. Au final et dans sa version minimale (avec des partenaires pour la centrale électrique), entre 80 et 120 millions d’euros ‘suffiraient’ pour relancer une sidérurgie hors Mittal conforme aux normes environmmentales.

Outre l’écueil d’une Europe qui pourrait rapidement rappeler ses règles de libre concurrence, un investissement public dans un contexte de crise est-il plausible ? « 120 millions, à une époque où on joue sur des milliards pour sauver des banques, ce ne serait pas un scandale pour sauver des emplois, estime le politologue liégeois Pierre Verjans. Il y a moyen de dégager des fonds si la volonté politique est là. »

Mais pour réussir ce challenge colossal, deux acteurs prépondérants vont  devoir bouger leurs lignes de position : Mittal et le gouvernement wallon.

Quel prix à payer pour dépolluer ?

Mittal refuse de bouger.

Mettant sérieusement en doute la viabilité à long terme des sites sidérurgiques européens, il persiste et signe pour Liège : Mittalsteel ne vend pas et ne relance pas. Il maintiendrait le ‘froid’ avec l’alimentation en acier via le site de Dunkerque, un scénario auquel les syndicats ne croient pas. Dunkerque peine déjà à approvisionner Liège alors qu’il devra bientôt arrêter un fourneau.

« Peut-on obliger Mittal à vendre ? Ou à donner ?, réfléchit José Verdin. Naturellement non. A-t-on des façons de l’amener à le faire ? C’est là dessus qu’on va essayer de jouer en disant que si il part, cela va lui couter cher. »

Et d’abattre la carte de la dépollution des sites. « Les couts d’assainissement  et de réhabilitation en cas de fermeture de la phase liquide seraient considérables, explique Jordan Atanasov, secrétaire syndical CSC Métal (Confédération des syndicats chrétiens).  Le gouvernement nous a répété le 5 juillet que ces couts s’élèveraient entre 600 millions et 1 milliards d’euros »[7]. Or, si Mittal a provisionné suffisamment d’argent pour amortir les couts sociaux de son départ, il n’a prévu selon les sources qu’entre 80 et 140 millions d’euros pour dépolluer les sites.

De ce bras de fer vert dépend en partie l’avenir de la sidérurgie liégeoise. Confronté à un surcout, l’industriel pourrait-il abandonner à la Région les installations et équipements ?

Cependant, plusieurs ombres ternissent cette perspective de donation. Le chiffre de dépollution avancée est surévalué et concerne tous les sites. En fonction de la destination prochaine du sol (habitat ou industrie) et des différents terrains conservés par Mittal, l’ardoise serait fortement réduite. « Pas loin de 500 millions d’euros  » tout de même estime Jordan Atanasov. D’autres chiffres sont cités par des sources de premier plan. Pour les  115 hectares concernant la phase à chaud, la dépollution oscillerait entre 240 à 260 millions d’euros pour une réhabilitation d’un sol dédié à une activité autre que le logement[8]. Or, la valeur de la ferraille sur le site a été estimée par Mittal à 200 millions d’euros. Donner l’outil ou le démonter, l’opération serait dans les deux cas pour le financier à somme nulle. Il peut aussi y maintenir une activité économique. Le 12 juillet , le groupe Mittal présentait un plan industriel, avec six projets d’investissements, pour un total de 138 millions d’euros. Les syndicats ont accueilli la nouvelle avec circonspection. Pour le politique, la question se complique encore : faut-il s’investir massivement dans le dossier ou se résigner à la fin du ? Nourrir la révolte contre ce système où les leviers de décisions sont purement financiers ou poursuivre le chemin avec le partenaire privé, fut-il peu fiable ?

trouver une sortie, a defaut d’idées

Le rapport des syndicats et la proposition d’alternatives appellent maintenant à l’action. Pour José Verdin, “Il ne faut pas qu’il y ait d’échappatoire politique. Tout est prouvé, mis sur papier, validé par des personnes hautement qualifiées. Les politiques nous ont promis un front commun politique qui fera fi des idéologies pour faire front comme un seul homme. Aujourd’hui, il va falloir mettre du concret sur les paroles. »

Est-ce là que le bât blessera ?

Raccourci saisissant des rapports entre les multinationales et les décideurs politiques, les dirigeants liégeois réagissent à court terme, sauvant l’essentiel dans l’urgence, sous la menace de délocalisation ou d’arrêt de production. Parant au plus pressé, les responsables wallons et belges (fédéraux) n’ont pas réussi à développer une vision cohérente et à long terme pour la sidérurgie liégeoise. Au final, la générosité publique a renfloué l’actionnariat privé. Selon une étude du PTB (extrême-gauche), ArcelorMittal Belgium, principale société belge du groupe a réalisé un bénéfice avant impôt de 58 millions d’euros. Fiscalement, elle n’a payé que 54.000 euros, soit 0,09% d’impôts.  En 2011 et toujours selon le PTB,  ArcelorMittal Belgique a généré un bénéfice de 1,394 milliard d’euros et a déboursé…0€ à titre d’impôts[9]. En 2010, le Gouvernement wallon accordait à Arcelor Mittal de 40 à 60 millions d’euros  pour financer le volume de quotas CO² nécessaires à la relance de la phase à chaud de la sidérurgie liégeoise. L’équivalant du cout du mariage de la fille Mittal en 2004.

« Dans le monde culturel socialiste, beaucoup de gens pensent qu’un investissement capitaliste est forcément réfléchi, explique Pierre Verjans. Si un investisseur privé y va, c’est que l’investissement est bon. Il y a un manque de critique du fonctionnement réel du capital qui développe une vision à court terme. Le parti a des réseaux sociaux et des pratiques qui atténuent les problèmes sociaux mais il a perdu sa virulence par rapport à la logique capitaliste. »

A force de dérouler le tapis rouge aux pieds des multinationales, les élus politiques savent-ils encore montrer les dents ? Entre aout 2011 (après la fermeture temporaire) et juillet 2012, le gouvernement aura commandé deux études, réservé un accueil favorable à l’alternative syndicale et demandé un nouveau rapport sur les perspectives financières du projet. Au bout du compte, une année s’écoule sans réaction notable. Maintenant que la phase 1 de la procédure Renault est achevée, la multinationale pourrait rapidement démonter les moyens de production pour affecter ce matériel sur d’autres sites, et engager les négociations pour le licenciement collectif, ce qui signifierait la dispersion du savoir-faire sidérurgique et compliquerait toute relance. Fin mars 2012, Laurette Onkelinx (PS également) interpellait Jean-Claude Marcourt : « Monsieur le Ministre, il y a urgence. La Région wallonne, à la lumière des différents rapports, doit avoir une ligne de conduite. » Avec une question centrale : la Wallonie veut-elle encore de la sidérurgie sur son territoire ?

Les stratégies régionales de développement économique laissent peu de place à l‘acier. Le plan Marshall, plan de relance économique pour la Wallonie est à présent « vert ». L’heure est à l’écologie, aux technologies d’avenir. Cantonner la sidérurgie dans son image polluante fait bondir José Verdin : « A Liège, lorsqu’on produit une tonne d’acier, on émet 1,7 tonnes de CO2 En Chine, c’est trois fois plus. Et comme la pollution ne s’arrête pas aux frontières, on perd les emplois et on gagne la pollution. A Liège, nos deux cents ans d’histoire nous permettent d’optimiser l’entrée des matières de la manière la plus économe possible. De plus, l’acier est le produit le plus recyclable ». Dans le bassin liégeois, les villes se tournent pourtant vers une diversification de leurs tissus économiques et se préparent à une reconversion qui paraît inéluctable. A l’annonce de la fermeture du « chaud » en octobre 2011, Alain Mathot, maire de Seraing, sortait sa calculette. La ville perdait 1,3 million en recettes directes et 5 à 10 millions de perte totale, le tout sur un budget communal de 90 millions[10]. Se dégager progressivement de la dépendance de l’acier est tentant. Seraing, qui s’affiche « cité de demain », a ainsi prévu pour l’aménagement de son territoire un ambitieux MasterPlan 2015. « Ce master plan a été initié en 2005-2006, rappelle Bruno Bianchet, docteur en Sciences géographiques et contributeur de ce plan, alors qu’Arcelor arrêtait ses activités ». Les premières réalisations du plan ne dépendaient pas du sort de la sidérurgie, mais à partir de 2017, Seraing devra être fixé sur l’avenir de l’acier liégeois. « En tant que bourgmestre de Seraing, je n’ai pas de préférence sur le maintien du chaud ou non, explique M. Mathot, mais pour la région liégeoise, la fin du froid et la perte de ses milliers d’emplois serait une catastrophe. C’est une industrie structurante. »

Il y a ces emplois à sauver avant tout, mais aussi une base électorale traditionnellement socialiste. Politiques à courte et large vision, réinvention des villes, des sociétés, enjeux locaux, régionaux, mondiaux, entreprise privée ou co-gérée, sans oublier la technicité du dossier, les portes d’entrées pour appréhender la sidérurgie liégeoise ne manquent pas et rendent le dossier émminement complexe. Reste qu’il faut choisir un avenir.

Ballottés depuis 2003 entre la résignation et la révolte, les ouvriers d’ArcelorMittal s’essoufflent des valses entre reprises et arrêts. Ils espèrent le renouveau de l’acier liégeois. Durablement. Mais rapidement.

Olivier Bailly


[1] La phase à chaud de la sidérurgie comprend la fonte  du minerai transformée en coulée liquide, ensuite refroidie à l’eau pour obtenir des barres d’acier de divers gabarits de produits semi-finis (comme les brames, genre de planches d’acier). La phase à froid, douze usines à Liège, assure ensuite le traitement et revêtement de ces produits (par galvanisation, électrozingage, revêtement organique, …

A Liège, la fermeture annoncée concerne les deux hauts-fourneaux de Seraing (HF6) et d’Ougrée (HFB), l’agglomération, l’aciérie et les coulées continues de Chertal.

[2] Le groupe Cockerill jusqu’en 1998, Usinor ensuite, fusionnant avec deux groupes espagnol et luxembourgeois pour créer le groupe européen Arcelor en 2002

[3] Pour une chronologie de la décennie écoulée : http://www.6com.be/4/dossiers_template.cfm?artID=57300

[4] Selon le classement Forbes 2011.dans le classement 2012, Mittal a ‘chuté’ à la 21e place…

[5] Suite à la fermeture de l’entreprise automobile Renault en 1998 sans aucune contrepartie pour les travailleurs, une loi sur le licenciement collectif (appelée ‘procédure Renault’) impose à l’employeur qui entend licencier collectivement de mener une phase d’information/consultation avant d’entamer la négociation du plan social. Il doit alors justifier son intention de licencier et répondre aux questions et propositions des délégués syndicaux.

[6] Sont tout de même épargnés les gouvernements nationaux et régionaux qui ont fait leur possible « à la limite de ce qui est permis par les règles communautaires et supportées par les contribuables ».  « L’avenir de la sidérurgie de Liège », rapport présenté par Laplace Conseil, Liège, 16 janvier 2012

[7] Accessoirement, il faudrait trente ans pour effacer les deux siècles de sidérurgie sur les sites liégeois.

[8] Ces estimations se basent sur de précédentes expériences et évaluent la dépollution pour accueillir ensuite des activités économiques à 220 euros le mètre carré. Pour accueillir du logement, le prix monterait à 330 euros mètres carré.

[9] RTBF info, « ArcelorMittal: 1,39 milliard de bénéfices en 2010, 0 euro d’impôt », vendredi 14 octobre 2011, http://www.rtbf.be/info/economie/detail_arcelormittal-1-39-milliard-de-benefices-0-euros-d-impots?id=6914623

[10] « ArcelorMittal sacrifie le cœur de Cockerill », Le Soir, B. July, P. Lorent, P ; Bodeux, B. Padoan, 13 octobre 2011,

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