Qui est derrière Ubu Pan ?

Qui est derrière Ubu Pan ?

Article pondu selon les caractéristiques de l’écriture satirique

Les attentats contre Charlie Hebdo ont mis en lumière la presse satirique. Tradition en France, elle est quasi inexistante en Belgique. Il y a bien « le Poiscaille » qui survit tant bien que mal dans son bocal liégeois. Et depuis ce 25 février 2015, il en existe un nouveau : «Même pas peur», créé par une bande d’anar’ élevés à la Chimay bleu.

Puis il y a le « seul journal satirique belge », Ubu Pan, qui présente un graphisme sommaire sur du papier de piètre qualité. Cela sent bon l’anarcho-amateurisme d’une bande de jeunes et moins jeunes sans le sou, gonflés d’idéaux, bien décidés à en découdre avec le politiquement correct, prêts à tout dézinguer. 

Oui, Ubu Pan ressemble à cela.

Mais ce n’est pas cela.

Ubu Pan-header

Dans son édito d’Ubu Pan du 15 janvier 2015, « le seul journal satirique belge » s’étonnait : pas un seul média belge francophone ne les a contactés pour avoir leurs lumières sur les attentats de Charlie Hebdo. Pire. « Dans un Grand Débat Spécial, la Première, radio RTBF, a décrété que « en Belgique, il n’y a pas de presse satirique ». On imagine les commentaires de ces cuistres si d’aventure Ubu-Pan subissait les coups du terrorisme… »

Et d’en ajouter une couche sur Facebook : « C’est en l’honneur de Charlie-Hebdo que nous poursuivrons notre entreprise des décrassage des esprits ! »

Qu’Ubu-Pan s’abrite très opportunément sous l’ombrelle protectrice « satirique » de Charlie Hebdo, voilà qui est cocasse. Elle a bon dos, la famille de la presse satirique.

Car les deux hebdos n’ont pas grand chose en commun.

Là où Charlie Hebdo tapait sur tout ce qui bouge avec un balai dans le cul (ce qui est déjà une performance), Ubu Pan témoigne de monothématiques psychorigides dans le choix de ses victimes : PS et Islam. Puis Islam et PS.

Là où Charlie penche plus franchement à gauche, Ubu Pan s’enivre de conservatisme, avec des origines liées au royalisme, matinées d’options sécuritaires et d’islamophobie, le tout saupoudré d’accents catholiques. Charb risque de revenir gueuler s’ils continuent la comparaison…

Aux origines

L’histoire d’Ubu Pan se confond avec celle de la famille Bogaerts. Le père Rudy, précepteur du Prince Laurent (une belle réussite…) s’est propulsé ‘rédacteur en chef’ au décès de Vellut en 2006. Le titre Père Ubu avait été fondé par Vellut et Allidor, deux exfiltrés de Pan, déçus du rachat du titre par l’homme d’affaires Stephan Jourdain. Au décès inopiné du père Bogaerts un an plus tard (2007), c’est le fils John-Alexander Bogaerts qui reprend le flambeau. En 2010, Ubu rachète Pan. On y revient.

John-Alexander Bogaerts se dit “libéral socialiste”. Autant ne rien dire. Tête de Stéphane Pauwels version « Châteauvallon » posé sur un éternel costard bleu, l’homme a grandi dans la « Bogaerts International School », l’école privée fondée par feu son père adoré, Rudy, et dirigée aujourd’hui par le frère David-Ian. L’établissement existe toujours et pour à peine 1000 euros d’inscription et entre 13 et 17000 euros par an, tout enfant exclu de la société, confronté aux vicissitudes de la vie pourra se construire enfin un avenir de gagnant.

Passons l’étape d’une confondante banalité « je sors, je fais le con, papa vient me rechercher et puis j’arrête plus ou moins et je reprends les affaires de la famille » pour découvrir qui est aujourd’hui John-Alexander, patron d’Ubu-Pan.

L’homme publie des magazines aussi bouleversants que « Zoute People » ou « Golf People », des albums photos de richards mondains entrecoupés de pubs (et pas pour la dernière promo de Colruyt). John-Alexander est friand de ces séries photos interminables. Dans un élan de lucidité/sincérité/ébriété (biffez la mention inutile), John-Alexander a qualifié « Zoute People » de « journal le plus con du monde« [1].

Reconnaissons-lui une certaine expertise dans le monde des médias.

Zoute people

B-dépendance

Ubu–Pan rabâche à longueur de lignes son indépendance. Au double motif qu’il n’a pas de pubs et qu’il ne reçoit pas de subsides « à l’inverse de la GPS (Grande Presse Subsidiée) ». Certes.

Bémolons ce constat tout de même.

Pan-Ubu a été un peu aidé pour brandir l’étendard de la presse « libre ».

Pour recréer Charlie, l’équipe française a fait appel au chanteur Renaud qui a mis des billes dans le projet. Pour racheter Pan, Ubu a fait appel en 2010 au banquier d’affaires Arnaud Van Doosselaere. L’homme d’affaires est Président de Delen Private Bank, jadis Président de la petite amicale « L’Association belge des gestionnaires de fortunes et des conseillers en placement ». Ca fait tout de suite moins rebelle. Il a augmenté le capital de Père Ubu de 250.000 euros via sa société Chamarha. Motivation ? Par amitié. C’est cool, les potes à un quart de million.

Ensuite, en guise d’indépendance, Ubu-Pan épouse volontiers les sujets tendus par son boss John-Alexander. patron de B19, ce Cercle d’affaires du sud de Bruxelles (droit de cercler : 600 euros) qui a accueilli Eric Zemmour. Ubu Pan en a fait ses choux gras évoquant dans une déontologie toute en nuance la venue et les propos du suicideur français. Ubu pan n’a pas hésité à placer Zemmour fin 2014 en Une de son journal et à couvrir par la suite très largement la venue du polémiqueur dans les murs de B-19.

Enfin, l’absence de pub est toute relative dans Ubu Pan puisqu’au numéro du 19 février, le 2e de couverture est une invitation pleine page de la rédaction pour un événement organisé par le cercle B19. Si ce n’est pas de l’échange promotionnel, appelons cela alors de l’amitié. Détail : le club B 19 héberge les bureaux d’Ubu Pan.

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Bref, l’indépendance est à Ubu Pan ce que Laurent Louis est à la politique : une plaisanterie de mauvais goût.

Dans la ligne de tir

Venons-en au côté éditorial d’une rédaction dirigée par Alain de Kuyssche, bédéphile averti, ex-TéléMoustique et ex-Spirou, ex-porte-parole de la société Moulinsart, vieux tromblon. Ce qui lui fait au moins un point commun avec Cabu.

Au rachat de Pan, John-Alexander avait déclaré que « nous lutterons pour les opprimés des monopoles étatiques, mais aussi pour un retour à des valeurs plus saines comme le travail et la famille« . Et l’hebdomadaire assure que « Chez Ubu-Pan on a toujours défendu David contre Goliath ». La vision du conflit biblique est pour le moins revisité.

Les thématiques développées par Ubu Pan ? Matraquage en règle des socialistes et du monde syndical, attaque en règle des islamistes au nom de la Liberté d’expression. Ubu Pan est en Résistance et ne manque pas de rappeler sur son wiki que son fondateur Hubert Vellut a « perdu un œil dans les combats contre l’armée allemande en 1940 ». Étonnamment, il oublie de préciser que l’autre fondateur, le dessinateur Alidor, a dessiné pour le journal rexiste le Pays réel, a été condamné à mort pour collaboration (peine commuée en peine de prison) et est resté « camarade » avec le « Beau Léon » durant tout son exil politique en Espagne.

Ces liens ne se sont pas tant estompés avec la prise en mains de Rudy Bogaerts.

Selon Manuel Abramowicz du journal en ligne d’investigation « RésistanceS.be », « Rudy Bogaerts avait de très bons contacts avec le  »courant belgicain » de l’extrême droite, y compris la branche FN de Féret. Parmi ses bons contacts au sein de l’extrême droite se trouvait Alain Escada, dirigeant bien connu de la mouvance  »national-catholique » disciple de l’antisémite Charles Maurras. Escada rappela dans un hommage rendu en l’honneur du souvenir de Bogaerts qu’il avait été proche de l’OAS, membre de plusieurs organisations belges d’extrême droite, comme Jeune Europe, Occident et Ordre nouveau. On a présumé à Ubu Pan des « indics » et des rédacteurs de Père Ubu comme un député régional FN de 2004 à 2009 et un avocat qui fut membre des direction de parti d’extrême droite : AGIR, FNB, FN, etc. A l’époque de Bogaerts aux manettes, il y avait une rubrique quasi hebdomadaire sur les nouvelles du front… national. »

La satire use et de préférence abuse du contraste, de l’exagération, des jeux de mots isolés ou la décontextualisation. A ce compte, l’Islam se prend une solide dose d’« humour » satirique[2]. Entre « Mohamerd » et « des collaborateurs musulmans et leur (très nombreuses) familles », Ubu Pan cogne avec les mots bien plus qu’avec les dessins.

Syndicats et PS[3] arrivent ensuite en tête de leurs Turcs.

Auparavant, on pouvait penser que le PS payait sa présence au pouvoir et qu’Ubu Pan se devait alors de le matraquer plus souvent qu’à son tour. Mais la sortie de route fédérale des rouges et le retour aux affaires politiques de la droite n’a pas rééquilibré les mises aux poings de l’hebdomadaire. La gestion de l’après-Charlie verviétois n’a pas été épinglée par le grand magazine indépendant et les attaques envers la droite se font à fleuret moucheté. Pour la gauche, c’est plutôt au bazooka.

Sur le mois qui a suivi les attentats de Charlie Hebdo, six personnages politiques occupent les quatre « Une » d’Ubu Pan. 4 d’entre elles sont PS (di Rupo deux fois, Moureaux une fois, François Hollande une fois), 1 est MR (charles Michel) et la dernière politique est Maggie De Block (Vld) qui écrase di Rupo de tout son poids en couverture du numéro du 5 février.

En pages intérieures, trois éditos sur quatre démontent le PS.

Sur les seules pages r(h)umeurs et Manneken Pan (des brèves), le MR est pointé du doigt trois fois, Ecolo une, le cdH quatre fois et le PS 26 fois.

A noter que pour les trois attaques envers le MR, deux sont pour Vincent De Wolf, présenté comme un anti – Didier Reynders.

Sur les mêmes numéros, l’islamisme fait l’objet de 12 récits.

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De manière plus éparse, les médias en prennent à leur tour pour leur grade. Mais tout cela, c’est pour rire. Certains sont des relations de Bogaerts. Philippe Delusinne (RTL) est vice-président du B 19, dont Amid Faljaoui (Roularta) est membre du Bureau.

Du côté de l’imprimerie, Ubu Pan vendrait entre 5 et 6000 exemplaires. John-Alexander aimerait plus, forcément, et regrette le manque d’attrait pour la lecture des habitants belges. Les belgo-belges, veut-il dire, puisque concernant son public potentiel, John-Alexander exclut lui-même les « fonctionnaires européens et l’immigration maghrébine »[4] ! Ces deux populations notoirement illettrées sont, pour une fois, unies dans une même discrimination. Enfin un peu d’égalité enfin entre démunis et prémunis.

 

Ubu Business

Même lieu, même boss, B 19 et Ubu Pan s’entendent bien, co-organisent des événements.

Au B 19, le Conseil d’Administration rassemble John Eylenbosh (Coca Cola), Faljaoui (Roularta), Delusinne (RTL), le Comte Buysse (retraité de Bekaert, avec 3,5 millions d’euros à la pension…), ou encore Ian Gallienne (GBL, beau-fils d’Albert Frère). Tout ce beau monde se réjouit d’accueillir, outre la venue du suicideur français, un petit déjeuner avec Olivier Dassault (du groupe industriel du même nom. Fils de Serge qui est fils de Maurice. Notons que cette dynastie manque d’humour puisqu’aucun fils ne s’appelle « Richard Dassault», ce qui aurait été d’à propos pour des vendeurs d’armes).

Mais tout cela ne concerne que B19 me direz-vous, pas Ubu Pan.

Revenons à cette manie de John-Alexander de commander des séries photos interminables.

Si le site d’Ubu-Pan vaut le détour, c’est pour sa galerie de la réception honorant le 3500e numéro. C’est par ici : http://www.ubupan.be/n3500-photos/ (attention, âmes sensibles s’abstenir ! Les clichés dégagent une force subversive sauvage agrémentée de nihilisme psychotrope qui laisse deviner une partouze finale avec dérive zoophilique potentielle).

Dans ce bal tragique, on retrouve les costards gris qui foisonnent au B19. Ca sent l' »opprimé » (des monopoles étatiques), les Che révolutionnaires qui vont enfin changer le monde : Etienne de Callatay, Marc Filipson, le Norvégien, Philippe Delusinne (boss de RTL), Claude Demelenne et accessoirement pour faire nombre le secrétaire de rédaction d’Ubu-Pan Charles-Albert de Romrée, un nom qui sent la Révolution (version tête sur le billot).

Vous en voulez encore ? Eric De Keuleneer (Solvay Business School et président du CA de l’ULB), Jean-Pierre Delwart (Solvac, entreprise chimique coté en Bourse), Ariane Van Caloen, (ex-journaliste à la Libre Belgique et porte-parole de Marie-Christine Marghem), Philippe Bodson (ex-patron de Tractebel), Paul Buysse, Yves de Jonghe d’Ardoye (ancien bourgmestre d’Ixelles, déguisé en Jean-Charles de Keyzer, à moins que ce ne soit le contraire),…

Un monde de particules fines.

Ultime cerise sur le gâteau des relations privilégiées entre UBU Pan et les pouvoirs : Anne-Marie Lizin, qui a préfacé le livre du dessinateur attitré de Ubu Pan, JacPé.

Comme d’habitude sur ce genre de clichés, les têtes se rapprochent et chacun se courbe sous le poids de l’ego pour que le visage ne soit pas coupé au cadrage. Et comme toujours, la face flotte à un bon mètre des bords du cadre. Bienvenue dans le monde des roseaux. Ce monde qui ploie face aux clichés et surtout se déploie face à l’austérité. Un monde qui comme Ubu Pan fréquente Goliath et toise David.

Gazette des puissants

Parce que c’est de cela dont il s’agit.

Ni Pan, ni Ubu n’ont jamais été du côté des contre-pouvoirs. A tout le moins, les glorieuses années nonante de Pan pouvaient s’enorgueillir d’un réseau dans le monde politique, judiciaire et médiatique ainsi que d’un style méchant, nerveux et ciselé. Aujourd’hui, Ubu flirte, voire copule avec une grossièreté sans l’excuse de l’humour, et pour la peine peu en phase avec la satire[5].

Alors quand Bruno Van Hemelryck, FDF de Chapelle-lez-Herlaimont (Il y aurait donc bien des FDF wallons), unit « Père UBU – PAN » et « Canard Enchaîné », dans ses remerciements à la presse satirique, il y a de quoi se marrer.

Pour ceux qui achètent Ubu Pan en croyant avoir affaire à une bande d’anar’ qui imprime dans leur cave entre deux acides, Ubu Pan n’est donc pas un acteur du contre-pouvoir. C’est la gazette de puissants. Ce n’est pas grave. Mais autant le savoir.

Olivier Bailly

En collaboration avec Résistances

[1] « Au nom du Père et du Saint Ubu », Frédéric Brébant, Trends Tendance 22 décembre 2010

[2] Qui privilégie pourtant l’invective à l’insulte

[3] Qui lui rend bien, à en croire John-Alexander Bogaerts. Au décès du papa Rudy, 24 procès étaient en cours, dont une douzaine du cabinet de Marc Uytendaele, époux de Laurette Onkelinx et une des cibles favorites d’Ubu Pan. https://www.youtube.com/watch?v=7kuXsLpgmFA

[4] https://www.youtube.com/watch?v=7kuXsLpgmFA

[5] Exemple de la qualité éditoriale du profil facebook de la revue : « Contrôle de poulets au roi du matelas à Uccle chaussée de Waterloo….minuit 30 il est important de contrôler les braves bourgeois qui auraient bu 3 verres de vin chez un restaurateur qui paye des impôts. Pendant ce temps on achète librement de la came et des armes place Saint Catherine et avenue du port les voitures volées circulent relax…..Qui sont les vrais criminels ???? : Les connards qui nous gouvernent….et pompent notre argent. Pour info j’ai passé le barrage car je ne conduit pas saoul…. » (22 février 2014), « Les jeunes qui ont fait le « mauvais choix » en faveur des nazis sont impardonnables, selon les Grandes Consciences (pour simplifier, nous les appellerons dorénavant les Grands Cons du PS et du CDH) » (14 octobre 2014), …

 

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9 réponses à “Qui est derrière Ubu Pan ?

  1. Bravo pour cet article très intéressant sur Ubu Pan.
    Dans le cadre d’un article sur la presse satirique belge, j’avais eu l’occasion de rencontrer J-A B qui poussait le vice jusqu’à se présenter comme un « anar relax »: http://www.ecartsmag.be/2-2/
    Son argumentaire de défense face aux accusations d’islamophobie à l’encontre de sa revue était d’ailleurs fort original…
    Merci pour cette enquête bien judicieuse et bonne continuation.
    Sylvain

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  2. Je me souviens du jour où je suis entré dans une librairie avec l’envie de lire quelque chose, un truc neuf, un truc bien. Une soif de découverte. Je suis tombé sur Ubu Pan, j’ai pas trop cherché à comprendre, direction la caisse. Pas vraiment cool le type à la caisse.
    Je sors, j’ouvre le journal, lis le premier article. OK. Merde. Je me suis fait avoir. Poubelle. Je comprends le type.

    Merci Olivier d’avoir éclairé cette vieille situation.

    Aimé par 1 personne

  3. Il faut de tout pour faire un monde. J’ai lu très attentivement l’article de monsieur Bailly. Je suis ravi de ses explications et de tous ces commentaires… qui ne me font qu’apprécier encore plus Ubu Pan !!!
    Je suis en entière osmose avec ce journal qui rencontre mes opinions.
    Maintenant, que cela ne plaise pas, ou que l’on aime le vilipender et le trainer dans la boue à son tour, peu importe, il me convient très bien.
    Car il faut quand même pouvoir admettre et constater que ce « détestable torchon » plait à une partie de la population. Et personne n’a le monopole de la bonne pensée, quel que soit le nombre de citoyens.
    Nous sommes en démocratie, et lorsqu’on est littéralement dégoûté du socialisme wallon et de l’envahissement protégé de toutes sortes de cultures qui veulent s’imposer à la nôtre, avec la complicité des PS et CDH, …eh! bien, cela fait plaisir d’entendre ou de lire que l’on n’est pas seul.
    Merci donc à UBU PAN, d’où qu’il vienne, et peu importe s’il est le fruit de nantis. Qui se sent morveux, qu’il se mouche ! Et ça, c’est du Molière…
    Merci pour votre article, mr. Bailly, mais l’effet est contraire à celui que vous attendiez. Et bien-sûr, je suis un imbécile ! Ben, voyons.
    César

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    • Bonjour M. Delrée, je pense qu’un média d’informations a pour mission première…d’informer. or, Ubu Pan le fait mal (informations au minimum déformées) et de manière très très très orientée. Quoi qu’on dise des médias traditionnels, ce n’est pas le cas pour eux. Libre à vous de l’acheter, libre à chacun d’écrire ce que bon leur semble. Après tout, vous partagez avec bon nombre de nos citoyens une tare : lire ce que vous voulez comprendre. Si c’est du Molière, alors c’est la version Tartuffe.

      Aimé par 1 personne

  4. Je connaissais déjà la réputation de « Pan » et d' »Ubu ». Votre article est très enrichissant, merci ! Je me lirais bien cette préface d’Anne-Marie Lizin… (!) « Les jeunes qui ont fait le mauvais choix… », c’est glaçant…

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  5. Mais qui est Olivier Bailly… Un « journaliste » proche de « Résistances » alias Abramowicz et ancien larbin du Parti Socialiste. Cherchez l’erreur ! Qui se cache derrière Olivier Bailly? Un article à paraître très bientôt…

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  6. Olivier Bailly je rêve où vous êtes complexé de ne connaître personne et d être sans le sous? La critique est facile. Qu avez vous fait vous??

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  7. Bonjour Monsieur Bailly. Votre travail m’a beaucoup impressionné. Il y a de la recherche journalistique et du talent rédactionnel. Une certaine impertinence aussi.
    Ce n’est pas une oeuvre vaine, car de nombreux lecteur sont abusés par le ton faussement provocateur et anti système de Ubu Pan. Rien de tout cela en réalité. C’est la droite la plus veule, la plus traditionnelle, un peu catho, très Fort-Jaco qui se cache derrière ce pamphlet.
    Sans trop de talent non plus, car franchement le lecteur un tant soit peu critique ne peut se satisfaire de ces logorrhées diffamatoires piètrement rédigées.
    Du père au fils, les pratiques nauséabondes ne changent pas : on calomnie, on diffame, on affirme de manière péremptoire au mépris des gens. On épargne les copains et on charge les autres, surtout s’ils sont de gauche ou arabes. Le tabassage en l’absence de toute démarche journalistique est une bonne vieille pratique des médias fascisants. Finalement rien d’étonnant. Pas plus d’ailleurs que les fréquentations du fils-à-papa ou de ses séides. C’est Knokke, le golf et le haut de Uccle. D’une désespérante banalité même dans leur opulence.

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  8. Bonjour Mr Bailly,
    Merci pour votre contribution, parfois orientée certes mais intéressante qui oublie une étape clé dans la reprise / relance de Ubu devenu Ubu-Pan et puis Pan.
    Au décès du père Bogaerts, les fils étaient fort désemparés. N’ayant jamais écrit le moindre article de leur vie, ils ne voulaient cependant pas laisser mourrir Ubu, un extraordinaire défouloir et espace de liberté auquel tenait Rudy comme à la prunelle des yeux, quitte à y laisser sa santé. John s’est alors tourné vers un de ses vieux copains, Baudouin Peeters pour relancer l’affaire. Avec comme mission d’éteindre un max de procès et de rendre la fiancée belle pour convoler rapidement avec Pan. Peeters est un belgicain, de droite populaire et souverainiste, qui déteste les gauchistes et le politiquement correct, ami de Zemmour (avec qui il va skier et qu’il invite régulièrement chez nous), de de Villiers, de Wauquiez et bien sûr de Destexhe en Belgique. Il avait fait ses armes à la Tribune de Bruxelles et sur Vivacité dans l’émission du grand Benjamin par des prises de parole assez libres avant d’être censuré par la maison Kafka pour avoir dénoncé les accointances de certains élus socialistes molenbeekois avec les mosquées.
    Après 2 ans de remise sur les rails sans nouveau procès, Ubu était devenu plus présentable et Van Doosselaere allait sortir son chéquier pour racheter à Janne le titre Pan contre 500 000 € et quelques lignes 😉

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